Ma généalogie depuis l'an 1603
Un peu de généalogie rend snob, beaucoup de généalogie rend modeste…
Robert Colonna d’Istria, Une famille corse, 1200 ans de solitude

L’origine de Champlitte semble ancienne puisque l’on y a retrouvé des mosaïques et des monnaies romaines. Vers 645, à l’époque mérovingienne, Champlitte, «in fine campolimicensi», a peut-être été le siège d’un atelier monétaire.
Les sires du lieu construisent au sommet d’une colline un château fort autour duquel se groupent des habitations qui finissent par former le village.
En 1475, la ville est complètement ruinée par les troupes françaises de Pierre de Craon.
Entre 1570 et 1577 c'est la construction du château renaissance, attribuée à l’architecte d’origine grayloise, Hugues Sambin, à
son collègue d’origine doloise Denis de Rupt et au sculpteur graylois Claude Lullier. Primitivement, des tuiles vernissées recouvrent le toit, à la mode bourguignonne.
En 1637, Bernhard de Saxe-Weimar, franchit la Saône à la tête d'une armée de mercenaires et entre en Franche-Comté par le bailliage d'Amont. Il arrive à Champlitte (Haute-Saône) le 19 juin 1637 (prise de la ville le 21 juin).
Champlitte subit de graves destructions en 1638, lorsque le duc d’Angoulême fait incendier le château, l’église et... la ville !
En 1825, les de Toulongeon vendent le château à la commune de Champlitte. Celle-ci y installe la mairie, une école supérieure au grand rayonnement dans l’agriculture locale, puis plus tard, un collège.
Cet hôtel de ville, classé monument historique en 1909, devient le musée départemental Albert Demard dont la réputation dépasse largement le cadre régional.
Son château est classé monument historique. Depuis 2008, des jardins « à la Française » ont été aménagés et agrémentent la cour d’honneur du château.
Le Musée départemental Albert et Félicie Demard – Arts et Traditions Populaires – installé dans le château de Champlitte en 1957, devient la propriété du Département de la Haute-Saône en 1963. Le musée offre un aperçu de la société rurale au tournant du XIXe siècle.
La scénographie, basée sur des reconstitutions d’intérieurs paysans, d’ateliers de travail et de commerces, plonge le visiteur dans une communauté villageoise où rites et croyances populaires rythmaient le temps.